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Capsules historiques
tirées du livre Québec ville assiégée, 1759-1760

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Publication d’une chronologie des événements liés à la bataille des plaines d’Abraham et à la bataille de Sainte-Foy : raconter le déroulement des opérations par les écrits des militaires et des civils qui ont vécu ces événements.

Une belle occasion de contextualiser ces événements, sans en faire une interprétation. Car dans cet ouvrage, ce sont les acteurs et les témoins des événements de l’époque qui ont la parole.

Il est à noter que ces vignettes (non traduites) sont présentées dans la langue d’origine des acteurs et témoins.

 

Quelques extraits de 1759...

04-04-1760  Malartic
Le fleuve a commencé à travailler. Les régiments ont reçu l’état des Canadiens qui feront la campagne avec eux.
MALARTIC, Journal des campagnes au Canada de 1755 à 1760, p. 312

13-04-1760  Malartic
On a rassemblé les hommes et les chevaux désignés pour former une troupe de cavalerie ; on a pris tous les chevaux de la ville en état de servir.
MALARTIC, Journal des campagnes au Canada de 1755 à 1760, p. 313

16-04-1760  Vaudreuil aux capitaines des milices nord  et sud du gouvernement de Québec
Mon intention est, Monsieur, que vous, vos officiers et tous les Canadiens de votre compagnie partent aussitôt la réception de cette lettre et du manifeste de M. le chevalier de Lévis pour vous rendre près de ce général avec armes et bagages et vous joindre à son armée. Je l’ai autorisé à vous donner cet ordre sous peine de la vie, je suis bien convaincu de votre empressement à l’exécuter, et que votre courage ne cèdera rien à celui des troupes et des Canadiens de l’armée. Vous y avez, Monsieur, ainsi que vos miliciens, un intérêt très particulier. Vous n’avez que trop expérimenté l’aversion des Anglois pour tout ce qui est canadien. Vous avez aussi fait les plus tristes épreuves de la dûreté de son gouvernement. De là vous devez conclure quel seroit votre sort s’ils avoient l’entière possession de cette colonie. Vous touchez au moment de triompher de cet ennemi ; il ne peut que succomber aux efforts de notre armée. Nous touchons aussi au moment de recevoir de puissants secours de France. Enfin, c’est à vous, braves Canadiens, à vous signaler ; vous devez tout entreprendre, tout risquer pour conserver votre religion et pour le salut de votre patrie.
CASGRAIN, Lettres et pièces militaires, Instructions, ordres, mémoires, plans de campagne et de défense, 1756-1760, p. 220-221

17-04-1760  La Pause
Il (Chevalier de Lévis) me fit partir, étant aide-maréchal général des logis de l’armée, pour aller disposer à chaque quartier (Jacques-Cartier) et aux environs tout ce qui serait nécessaire pour que l’armée put se porter sans retard aux environs de Québec, avant que les ennemis eussent le temps d’être instruits de sa marche, et prendre de nouvelles précautions. Il avait été convenu que le rendez-vous de l’armée serait à la Pointe-aux-Trembles, d’où elle se mettrait en mouvement pour aller s’emparer des hauteurs de Ste-Foy, soit par eau ou par terre. On avait appris que les ennemis gardaient tous les passages et étaient résolus à nous disputer ces hauteurs sur lesquelles ils comptaient autant que sur la place.
LA PAUSE, Mémoires et papiers du Chevalier de la Pause, 1755-1760, p. 108

18-04-1760  La Pause
M. le Ch. de Lévis envoya ordre à tous les bataillons de se mettre en marche le 20, suivant les ordres qu’ils avaient reçus le 13, pour se tenir prêts à marcher.
LA PAUSE, Mémoires et papiers du Chevalier de la Pause, 1755-1760,  p. 108

20-04-1760  Malartic
Les régiments de R. Roussillon, Guienne et Béarn sont partis de leurs quartiers avec les Canadiens qui doivent servir avec eux. Une partie du bataillon de Monreal s’est aussi embarquée.
MALARTIC, Journal des campagnes au Canada de 1755 à 1760, p. 313

21-04-1760  John Knox
At ten o’clock, a proclamation was fixed up at all public places, acquainting the inhabitants that the enemy are preparing to besiege us ; that they must therefore quit the town with their families and effects ; and not presume to re-enter until farther orders ; for this purpose three times twenty-four hours are allowed them to remove. This has caused immense confusion and discomfort among these poor people, who are, notwithstanding the urgent necessity of this procedure, greatly to be commiserated for all their sufferings.
KNOX, The Siege of Québec : and the campaigns in North America 1757­1760, p. 242

22-04-1760  Malartic
Les régiments de R. Roussillon, Guienne, Berry et Béarn, et une partie des deux bataillons de la marine ont traversé le lac et campé au-delà des Trois-Rivières.
MALARTIC, Journal des campagnes au Canada de 1755 à 1760, p. 313-314

23-04-1760  Malartic
Vent du nord-est et pluie. Les régiments sont logés dans les paroisses Sainte-Anne, Grondines et Deschambault. M. le chev. de Levis nous a fait dire de n’arriver que demain à la pointe aux Trembles.
MALARTIC, Journal des campagnes au Canada de 1755 à 1760, p. 314

23-04-1760  Murray
The ice gave way everywhere in the great river ; that in the Cap Rouge also went off ; in consequence ordered the 15th regiment, 28th, 47th, and 2nd battalion, together with the grenadier companies of the whole, to hold themselves in readiness to encamp on the first notice. My design was, if the weather had permitted, to have encamped with this body at St. Foix, to be at hand to sustain any of my advanced posts and prevent the enemy’s landing, but it froze so hard every night that I could not venture on this measure yet, considering the sickly state of the men.
LHSQ, Journal of the Siege of Quebec, 1760, by James Murray, p. 29

24-04-1760  John Knox
The wretched citizens evacuated the town by the 24th : it is impossible to avoid sympathising with them in their distress. The men prudently restrained their sentiments on this occasion, but the women were not so discreet ; they charged us with a breach of the capitulation ; said ’they had often heard que les Anglois sont des gens sans foi ; and that we have now convinced them of the propriety of that character’.
KNOX, The Siege of Québec : and the campaigns in North America 1757­1760, p. 242-243

24-04-1760  Malartic
Les régiments de la Reine, partie de celui de Lassarre, R. Roussillon, Guienne, Berry et Béarn, avec quelques compagnies de Languedoc, sont arrivés à la pointe aux Trembles, ont campé auprès de l’Église, et ont eu beaucoup de peine à tirer leurs batteaux à terre à cause des glaces. Les frégattes et goelettes ont mouillé à midi, et M. de Levis est arrivé à la même heure.
MALARTIC, Journal des campagnes au Canada de 1755 à 1760, p. 314

25-04-1760  Malartic
Toute l’armée s’est réunie à la pointe aux Trembles et a eu ordre de se tenir prête à marcher. On a distribué des munitions. On a mis à terre trois canons de campagne qui suivront l’armée. On a poussé en avant des partis pour avoir des nouvelles de l’ennemi qu’on croit au Carrouge. Il a menacé les habitans de Saint-Augustin de venir les brûler. L’armée a pris du pain pour un jour.
MALARTIC, Journal des campagnes au Canada de 1755 à 1760, p. 314

26-04-1760  Lévis
On descendit en bateau jusqu’à Saint-Augustin où l’on travailla à les traîner sur les glaces, pour les mettre à terre, où on les laissa avec une garde ; on n’emporta que des vivres et trois pièces de canon […]On apprit dans ce temps que les ennemis avoient évacué les postes qu’ils avoient à l’église de la Vieille-Lorette et s’étoient retirés sur celle de Sainte-Foi où on les assuroit en force. On parvint à faire passer avant la nuit une brigade qui occupa les postes des grenadiers, et M. de Bourlamaque eut ordre de se porter en avant le plus qu’il pourroit, sans cependant se compromettre, jusqu’à ce qu’il eût avis que l’armée étoit en marche. En conséquence, il passa les marais de la Suette dont les ennemis auroient pu avec avantage nous retarder le passage, et fut prendre poste dans des maisons à un quart de lieue des hauteurs de Sainte-Foi où étoient les ennemis. M. le chevalier de Lévis fit avancer les brigades, à mesure qu’elles avoient passé, pour le soutenir, s’y porta de sa personne et y passa la nuit, ayant ordonné au sieur de la Pause de venir l’avertir dès que toute l’armée aurait passé les marais. Il fit une nuit des plus affreuses, un orage et un froid terribles, ce qui fit beaucoup souffrir l’armée qui ne put finir de passer que bien avant dans la nuit.Les ponts s’étant rompus, les soldats passaient dans l’eau. Les ouvriers avaient peine à les réparer dans l’obscurité, et, sans les éclairs, on eût été forcé de s’arrêter.
CASGRAIN, Journal des campagnes du Chevalier de Lévis en Canada de 1756 à 1760, p. 259-261

26-04-1760  Malcolm Fraser
On the night, a man of the French army who, with some others had been cast away in a [boat] that night, came down the river on a piece of ice, and being taken up next morning at the Town, gave the General information that the chevalier de Levi, was within twenty miles of us, with an army of about twelve thousand men, made up of regulars, Canadians and savages.
FRASER, Extract from a manuscript journal, relating to the siege of Quebec in 1759, p. 30

27-04-1760  Lévis
On dispersa l’armée dans les habitations pour se garantir de la pluie et raccommoder les armes, pour être en état de marcher au point du jour, M. le chevalier de Lévis ayant résolu d’attaquer. Mais l’artillerie n’ayant pu passer dans la nuit, le mauvais temps continuant, il attendit jusqu’à dix heures. Elle lui était nécessaire pour attaquer l’église et les maisons fortifiées […] Les ennemis canonnèrent et fusillèrent beaucoup sur les postes et sur tout ce qui se montrait hors du bois […] que nous ne pouvions mener l’artillerie que par le chemin qui n’étoit pas praticable, ni déboucher qu’à travers des bois marécageux et nous former après les avoir passés que sous le feu de leur artillerie et mousqueterie, tout cela fit prendre la résolution à M. le chevalier de Lévis, vu le mauvais état où avoit été l’armée depuis trente heures, d’attendre à l’entrée de la nuit à se mettre en marche pour aller les tourner sur leur gauche […] il y eut un canonnier qui s’étant sauvé sur un petit banc de glace, fut entraîné jusqu’à la hauteur de Québec, où les ennemis l’ayant aperçu, le 27 au matin, le retirèrent. Mais, comme il étoit à toute extrémité, il n’eut que le temps de les informer de notre marche par la Vieille- Lorette et de la force de notre armée, ce qui fit prendre le parti au commandant d’envoyer sur le champ un gros détachement pour pouvoir retirer tous ceux qu’il avoit à Sainte-Foi ou au Cap-rouge, ce qu’il exécuta une heure après midi, après avoir mis le feu à l’église de Sainte-Foi, où il y avoit un dépôt d’armes et quelques munitions. Dès qu’on [l’ennemi] aperçut le feu, on ordonna aux gardes, aux compagnies des grenadiers et à la cavalerie d’avancer, l’armée suivit, les avant-gardes ne les joignirent qu’à l’entrée de la nuit auprès d’une maison fortifiée, où ils se retirèrent, après avoir tiré quelques coups de canon. Nous eûmes un officier et quelques volontaires blessés ; ils laissèrent un détachement à cette maison et à une redoute qui étoit sur une hauteur ; le reste rentra dans la place. De notre côté, notre armée cantonna dans les maisons, depuis celle qu’occupoient les ennemis jusqu’à un quart de lieue de l’église de Sainte-Foi, pour lui donner du repos, la terre d’ailleurs étant encore couverte de neige en plusieurs endroits.
CASGRAIN, Journal des campagnes du Chevalier de Lévis en Canada de 1756 à 1760, p. 261-263

27-04-1760  Murray
Being Sunday, very rainy weather, and It having blown hard the night before, I had intelligence at three o’clock in the morning that the enemy had landed the night before at Point-au-Tremble, and had marched on to Lorette ; that they had with them seven vessels of all sorts, on board of which they had their provisions and artillery. On this information I marched immediately with the grenadiers, piquets, Amherst’s, and two field pieces, to St. Foix, ordering three other regiments, commanded by Colonel Walsh, to march out to cover my retreat, and Major Morriss with Otway’s to Sillery. The enemy I found in possession of all the woods from Lorette to St. Foix, and just entering the plain : however, they declined attacking me in the advantageous position I had taken ; but, finding that their numbers were increasing, and endeavouring to get round me by the woods, the weather very bad, and having received intelligence, while I was out, of a report that two French ships were at the Traverse, I thought it proper to retreat to town, which was accomplished in a very regular manner, having withdrawn all my posts with the loss of only two men ; knocked off the trunions of two eighteen-pounders I could not bring off upon account of the badness of the roads. The enemy followed us with their irregulars, but could make no impression on our rear. Blew up a small magazine of provisions and ammunition in the church, which I could not remove for want of carriages. As my numbers were so small, I could not think of keeping post at Point Levi any longer : I ordered the officer commanding there to burn the block-houses, spike the guns, destroy the provisions, and come off with the first tide, which was effected.
LHSQ, Journal of the Siege of Quebec, 1760, by James Murray, p. 30-31

28-04-1760  Lévis
Le détachement anglois abandonna pendant la nuit la maison, dont nous nous emparâmes au point du jour. Ils parurent n’occuper que la hauteur où étoit la redoute et où ils travailloient. M. le chevalier de Lévis, croyant les ennemis décidés à s’en tenir à la défense de la place, comptoit de faire avancer l’armée et de lui faire donner les vivres qui étoient dus ce jour-là. Il envoya pour cela ordre de les faire arriver à bonne heure à l’Anse-au-Foulon et monta à cheval le matin 28 pour aller reconnoître, avec son état major, les positions qu’il feroit occuper à son armée. Et, pour être maître de l’Anse-au-Foulon où il vouloit faire son dépôt ; comme il vit que les troupes que les ennemis avoient dehors ne consistoient qu’à quelques détachements, il voulut les reconnoître de plus près et fit occuper une redoute que les ennemis venoient d’abandonner, par des cavaliers à pied. Mais, voyant que le feu des ennemis, qui se rassembloient pour le reprendre grossissoit continuellement, et n’ayant pas de troupes à portée pour les soutenir, il fit retirer les cavaliers. En parcourant les élévations des environs, il aperçut une colonne considérable des ennemis qui sortoient de la ville. Il avoit précédemment envoyé le major général pour faire resserrer l’armée ; il donna ordre de lui faire continuer sa marche […] Les deux brigades de la droite étoient placées, et la troisième débouchoit, lorsque les ennemis, qui étoient formés, se mirent en mouvement pour les charger et firent usage de vingt-quatre bouches à feu qu’ils avoient et même de leur mousqueterie, lorsqu’ils furent plus près […] Pendant que la dernière brigade, qui étoit celle de la Sarre, se formoit, les ennemis marchèrent vers notre gauche et forcèrent les grenadiers de quitter la maison […] M. le chevalier de Lévis envoya dans ce temps M. de Bourlamaque à la gauche où devait être son poste, qui y fut blessé en arrivant d’un coup de canon et eut son cheval tué sous lui ; et, voyant que le feu continuait dans cette partie il s’y porta pour soutenir la maison qu’il vouloit que l’on continua de défendre. Il passa ensuite de la gauche à la droite entre les deux armées, ordonnant en passant à nos brigades de charger, et fit marcher les cinq compagnies de grenadiers de la droite aux redoutes qui étoient sur les buttes dont les ennemis s’étoient emparés […] Il prit sur le champ le parti d’exécuter son mouvement avec la brigade de Royal-Roussillon, qui, après qu’elle eût dépassé le flanc gauche des ennemis, les attaqua si vigoureusement qu’ils furent mis en désordre et suivis de toute la ligne. Si la brigade de la Reine eût été à son poste, on auroit enveloppé les ennemis par leur gauche ; et vraisemblablement on leur auroit coupé la retraite sur la place, ce qui auroit été décisif. Mais ils se retirèrent avec tant de précipitation et ils étoient si près de la place qu’on ne put les joindre, nos troupes étant excédées de fatigues ; mais ils abandonnèrent toute leur artillerie, munitions, outils, morts et blessés […] L’armée des ennemis étoit d’environ quatre mille hommes et la nôtre d’environ cinq mille hommes dont deux mille quatre cents miliciens ; mais il y a eu plus de quatorze cents hommes dudit nombre, comme la brigade de la Reine et la cavalerie qui n’ont jamais eu part à l’action. Nous avions été obligés de laisser des détachements derrière et nos sauvages s’étant retirés ne combattirent point […] Les troupes donnèrent des preuves, dans cette action, de la plus grande valeur, s’étant formées sous le feu des ennemis et étant restées longtemps dans l’inaction, ayant ensuite marché aux ennemis avec toute l’intrépidité possible. La perte des ennemis, malgré l’avantage de leur situation, du terrain et de leur grand feu que nous essuyâmes sans répondre, a été plus considérable que la nôtre. Ils ont perdu environ mille à douze cents hommes tués ou morts de leurs blessures, estropiés ou dangereusement blessés, vingt pièces de canon, deux obusiers, les outils et les munitions. Parmi le nombre des prisonniers, il y avoit vingt officiers. De notre part notre perte a été de six à huit cents hommes […] Les ennemis étant rentrés dans la place, nous nous emparâmes de la crête des hauteurs qui ne sont qu’à trois cents toises au plus de la place et nous nous plaçâmes sur le revers où nous passâmes la nuit. Nous envoyâmes après l’action prendre possession de l’hôpital général et y envoyâmes nos blessés et ceux des Anglois […] Il fut décidé, après avoir reconnu la place, qu’on couronneroit par une parallèle les hauteurs qui sont devant le front des bastions Saint-Louis, de la Glacière, et du cap au Diamant, et qu’on y établiroit des batteries, d’où on espéroit, malgré l’éloignement et la foiblesse du calibre de nos pièces, qu’elles pourroient faire brèche, le revêtement étant mauvais dans cette partie, supposé que les secours dont on se flattoit de France n’arrivassent pas.
CASGRAIN, Journal des campagnes du Chevalier de Lévis en Canada de 1756 à 1760, p. 263-274

28-04-1760  Murray
As I considered the enemy, so near at hand, would never suffer us to fortify the heights of Abraham ; that even unmolested the chief engineer was of opinion it would take up ten days to execute the plan proposed ; that the garrison was so sickly it could hardly be supposed equal to the tank of guarding both town and lines ; having also a strong confidence in troops who had hitherto been successful, I resolved to give the enemy battle before they could establish themselves : in consequence, having given my orders this morning at seven o’clock, I marched out with all the force I could muster in two columns, and, as soon as I arrived upon the heights, formed this little army in the manner following :—The right wing, consisting of Amherst’s, Anstruther’s, 2nd battalion Royal Americans, and Webb’s, was commanded by Colonel Burton ; Kennedy’s, Lascelles’ Highlanders, and Brag’s, formed the left, commanded by Col. Fraser ; Otway’s and the 3rd battalion of Americans, commanded by Colonel Young, formel a corps de réserve; Major Dalling, with a corps of light infantry, covered the right flank ; Hazzen’s rangers and a company of volunteers, commanded by Capt. Donald McDonald, a brave and experienced officer, covered the left. The battalions had each two field­pieces. While the line was forming, I reconnoitred the enemy, and perceived their van busy throwing up redoubts, while their main body was yet on the march. I thought this the lucky minute, and moved the whole in great order to attack them before they could have time to form ; they were beat from their works, and Major Dalling, with great spirit, forced their corps of grenadiers from a house they occupied to cover their left. Here he and several of his officers were wounded ; his men, however, pursued the fugitives to the second line, which checked our light infantry, who immediately dispersed along the front of our right, which prevented Col. Burton from taking the advantage of the first impression made on that left flank. The light infantry was immediately ordered to clear the front and regain the right ; but in attempting this, they were charged, thrown into confusion, retired to the rear, and never again could be brought up during the action. As soon as I perceived this, I ordered Major Morriss, with Otway’s battalion, to whee up and cover the right flank. This recovered everything there ; but a very Little while after the left gave way, though they had early made themselves masters of two redoubts. I ordered Kennedy’s from the centre and the 3rd battalion to sustain them, but they were too late. The disorder spread from the left to the right, and the whole retired under the musketry of our block-houses, abandoning their cannon to the enemy. Nothing more could now be done but to give the troops time to rest and endeavour to keep the enemy out of the town. The chief engineer being wounded, I ordered Capt. Holland to visit the works, and ail the officers and men to parade for work at five next morning. This evening, the French fleet anchored off the Foulon. After the action of this day nothing more could be done ; it was necessary to give the men rest.— Ordered the chief acting-engineer, Capt. Holland, Major Mackellar being wounded, to visit the works, and officers as well as men to parade for work at five next morning. The French ships anchored off the Foulon.
LHSQ, Journal of the Siege of Quebec, 1760, by James Murray, p. 31-33

29-04-1760  La Pause
On fit partir des officiers pour aller lever les milices du gouvernement de Québec, et l’on commença à faire travailler à une ligne sur la crête des dites hauteurs : on envoya ordre aux vivres et à l’artillerie de s’approcher et de faire leur débarquement aux endroits qu’on leur indiqua. On régla le service du siège ; on établit le camp ; on donna des vivres, et l’on se disposa à pousser vivement les ouvrages commencés la nuit précédente, les ennemis étaient occupés à ouvrir des embrasures sur le rempart et à mettre de l’ordre dans la place, ce qui fut cause qu’ils tirèrent peu.
LA PAUSE, Mémoires et papiers du Chevalier de la Pause, 1755-1760,  p. 113

29-04-1760  John Knox
The enemy’s fleet have fallen down to the Foulon by Sillery, and their boats are continually employed in landing their stores, artillery and provisions. The army have thrown up a line of countervallation, their right extending to the Foulon and their left towards St Charles’s river beyond our chain of blockhouses ; by their attention to one particular spot, opposite to St Louis’s bastion, we suspect they are erecting a battery, having provided a quantity of fascines and gabions for that purpose. We are opening embrasures in the curtains for cannon, revesting the parapet wall with fascine-work, and our carpenters are employed in preparing and laying platforms for guns. The enemy have brought up a piece of ordnance to bear upon our large advanced blockhouse, being much annoyed at their work by the fire of its artillery […] Smart firing between the blockhouse and the enemy […] The French are forwarding their works with great diligence, notwithstanding the warm salutations they received from our cannon and mortars ; we shall shortly be able to open a continual line of fire from Cape Diamond down to the hangman’s redoubt. The advanced blockhouse blew up this morning, by a spark falling on some loose powder which communicated with their magazine : the officers and men suffered considerably, but no lives were lost. The troops fit for duty, by the returns made to the head quarters, amount to two thousand and one hundred, and no more : they incamped this evening at the alarm-posts.
KNOX, The Siege of Québec : and the campaigns in North America 1757­1760, p. 249-250

30-04-1760  Murray
Last night, made a small sortie of one officer and twenty men to disturb their works : the officer was taken. As, from the nature and situation of the place, and the pressing necessity there seemed for the enemy to make quick work, and as it conduced to the safety of the men, ordered the regiments to encamp in their respective alarm-posts this day. Having observed a good deal of drunkenness among the men, ordered all the spirits in the lover town not belonging to the King to be spilled. As many of them were breaking into the houses, dreading the consequences, ordered one to be hung for an example to the rest. Mounted six twenty-four-pounders on the rampart ; the curtain between La Glasière and St. Louis was strengthened by a parapet, and embrasures left in it for thirteen guns ; employed the carpenters to make platforms ; at night began to out embrasures in the two faces of St. Louis bastion very troublesome it was to procure earth for these works. Ordered small sorties every night to fire upon and harass the workmen.
LHSQ, Journal of the Siege of Quebec, 1760, by James Murray, p. 33-34

30-04-1760  Malartic
Cinq bataillons ont relevé les cinq qui étoient à la tranchée. Les assiégés les ont inquiétés. Nous avons commencé trois batteries.
MALARTIC, Journal des campagnes au Canada de 1755 à 1760, p. 321

01-05-1760  Murray
Observed in the morning that the enemy had begun to raise a battery on a rising ground to their right and in the front of their line, intended for La Glasière and Cape Diamond bastions. Ordered our fire to be directed to that place. The regiments quartered in the lower town were ordered to the upper one. The men off duty were divided into two parts, to work night and day alternately six hours, and to have always their arms by them. The commanding officer of artillery this day reported that several of the French guns were very bad, and several of the shells unserviceable.
LHSQ, Journal of the Siege of Quebec, 1760, by James Murray, p. 34

01-05-1760  Malartic
Même nombre de troupes et de travailleurs à la tranchée qu’hier.Le feu des assiégés a été vif. Notre flotte a débarqué de l’artillerie, des munitions, du fourrage et des effets pour l’hôpital. Les chemins sont si mauvais qu’il a été difficile de les faire parvenir à leur distination. Les assiégés ouvrent des embrasures sur tout le front de l’attaque. Le général Murray a envoié à l’hôpital des vivres pour ses malades et a fait demander de la perruche, qui est un excellent antiscorbutique.
MALARTIC, Journal des campagnes au Canada de 1755 à 1760, p. 321

02-05-1760  La Pause
Mr le Ch. de Lévis chercha des moyens pour achever ses ouvrages et donna des ordres en conséquence ; après avoir tout examiné par lui-même, il jugea dès lors qu’il ne devait point espérer de prendre la place à moins que le secours qu’il attendait de France n’arrivât. Mais il persista à continuer ses travaux pour que tout fut près quand il arriverait.
LA PAUSE, Mémoires et papiers du Chevalier de la Pause, 1755-1760,

02-05-1760  Murray
As we had neither news nor instructions, and being thoroughly resolved to maintain the place as long as possible, ordered in a return of the artillery, by which it appeared we expended to this time 1473 shot and 962 shells of different sires, and that if we continued to fire in the same proportion as hitherto, our ammunition would not hold above fifteen days. I recommended economy, that we should not by too early a profusion disable ourselves from giving them a warmer fire when they should approach closer.
LHSQ, Journal of the Siege of Quebec, 1760, by James Murray, p. 34

03-05-1760  Malcolm Fraser
The General set about to strengthen or (I may say) fortify the Town, and the men worked with the great alacrity. In a few days there were about one hundred additional guns mounted, with which our people kept an incessant fire on the enemy, and retarded their works very much.
FRASER, Extract from a manuscript journal, relating to the siege of Quebec in 1759, p. 35

04-05-1760  Vaudreuil à Lévis
Agréez, Monsieur, que j’aie l’honneur de vous faire part d’une idée qui me vient. Supposé que vous soyez obligé de faire monter à l’assaut, vous connoissez parfaitement les endroits forts et foibles de la place. Il y en a qui ne sont qu’en pieux, qu’on pourra escalader ou abattre en y accrochant des cordages ; je veux dire la palissade qui ferme la partie qui prend de la batterie du Château au cap au Diamant, où il y a des sentiers très praticables. Vous pourriez vous servir de nos échelles, ne fût-ce même que pour inquiéter l’ennemi et lui faire craindre l’assaut. Je regarde ces observations comme superflues, étant bien persuadé qu’elles ne vous auront pas échappé et que votre pénétration vous fournira bien d’autres moyens pour accélérer votre expédition.
CASGRAIN, Lettres du Marquis de Vaudreuil au Chevalier de Lévis, p. 170

05-05-1760  Malartic
Travaux et gardes à l’ordinaire. On a fini une batterie de canons et une de mortiers avec beaucoup de peine. Il faut aller chercher la terre fort loin. Le feu des assiégés n’a pas été aussi vif que les jours précédens. M. de Levis a envoié chercher les officiers anglois qui sont à l’hôpital général pour les faire embarquer pour Monreal. Le général a envoié quelques pièces de gibier à M. Murray qui a fait porter à l’hôpital trois barriques de vin pour ses malades.
MALARTIC, Journal des campagnes au Canada de 1755 à 1760, p. 322

08-05-1759  La Pause
On se détermina à mettre le peu d’artillerie que nous avions en batterie pour voir si l’on pourrait ouvrir la place et tenir contre la supériorité de celle des ennemis. On perfectionna les 3 batteries qui devaient être : de six, la 1re ; de 4, la seconde ; et de 2, la 3e. Les deux premières devaient battre la face du bastion et la fausse braye qui l’enveloppait et la dernière le flanc de défense. On avait aussi placé un mortier pour employer quelques bombes que nous avions ; la force de notre artillerie consistait en une mauvaise pièce de fer de 24 ; 7 pièces de 18 mauvaises dont 4 de fonte, et 8 de 12 dont deux de fonte.
LA PAUSE, Mémoires et papiers du Chevalier de la Pause, 1755-1760,  p. 115

09-05-1760  Malcolm Fraser
The Leostaff Frigate, Captain Dean arrived from England, and brought us – news from thence and informed us that there was a squadron in the River, which might be expected every tide to our assistance. This added greatly to the spirits of the Garrison, and our works were carried on briskly. The General seemed resolved from the first to defend the place to the last. This, nobody doubted and every one seemed to forget their late misfortune, and to place entire confidence in the General’s conduct, which all must acknowledge very resolute, when reduced almost to an extremity.
FRASER, Extract from a manuscript journal, relating to the siege of Quebec in 1759, p. 35-36

09-05-1760  Malartic
Travaux, gardes de la tranchée et feu des assiégés ordinaires. A 11 heures on a apperçu un bâtiment qui double la pointe de Levis. Il a mouillé auprès. Nous avons espéré un moment qu’il étoit françois. Il nous a prouvé être anglois en répondant aux signaux de la ville. Il a appareillé à 3 h. et a mouillé très près de la basse ville.
MALARTIC, Journal des campagnes au Canada de 1755 à 1760, p. 323

11-05-1760  Malcolm Fraser
The French opened two Batteries mounting thirteen guns, and one of two mortars. Their heavy metal consisted of one twenty-four and two eighteen pounders, the rest were all light. They did not seem to confine their fire entirely to any particular part of the Walls, otherwise I believe they might in time have made a breach, and their fire was not very smart. We were masters of a much superior fire, and annoyed the besiegers at their batteries very much. Their fire became every day more and more faint, and it was generally believed they intended to raise the siege.
FRASER, Extract from a manuscript journal, relating to the siege of Quebec in 1759, p. 36

11-05-1760  Malartic
A 8 h. notre général est allé voir démasquer nos batteries qui ont fait un feu très vif toute la journée et supérieur à celui des ennemis.
MALARTIC, Journal des campagnes au Canada de 1755 à 1760, p. 324

13-05-1760  Vaudreuil à Lévis
L’arrivée d’une frégate angloise à Québec paroît d’assez mauvais augure à la vérité pour nous. Si les circonstances eussent pu permettre à nos frégates de passer dans le principe sous la ville et de mouiller dans le bassin, elles auroient vraisemblablement enlevé la frégate que les Anglois ont expédiée, et peut-être auroient-elles pris à l’abordage celle qui leur est arrivée […] Nous sommes effectivement, Monsieur, dans le moment le plus critique, et l’incertitude si les vaisseaux que le gros vent du nord-est aura fait paroître sont anglois ou françois, ne laisse pas que de me faire faire de justes et sérieuses réflexions sur l’état de la colonie. Je ne crois pas néanmoins, en supposant que les vaisseaux anglois arrivent avant les nôtres, qu’il y ait des troupes de débarquement. En ce cas, les secours que la garnison de Québec recevroit, ne devroient pas être bien considérables. Mais s’ils l’étoient, je ne puis que m’en rapporter au parti que vous jugeriez le plus convenable de prendre. II seroit bien fâcheux que nous fussions réduits à la nécessité de lever le siège, mais ce seroit encore plus prudent que de courir le risque de perdre entièrement la colonie.
CASGRAIN, Lettres du Marquis de Vaudreuil au Chevalier de Lévis, p. 182

14-05-1760  La Pause
Le vent violent du nord-est qui régnait depuis quelques jours nous faisait espérer du secours et craindre en même temps qu’il n’en arriva aux ennemis. À tout événement, Mr le Ch. de Lévis donna des ordres relatifs à la retraite au cas où on y fut forcé.
LA PAUSE, Mémoires et papiers du Chevalier de la Pause, 1755-1760,  p. 116

14-05-1760  John Knox
At night-fall came to an anchor in the bason, to the unspeakable joy of this harassed garrison, the Van-guard ship of war, Commodore Swanton, with the Diana frigate, Captain Schomberg, and the armed schooner.
KNOX, The Siege of Québec : and the campaigns in North America 1757­1760, p. 257

15-05-1760  Malartic
Un vent de nord-est violent fait croire que la flotte angloise approche. A 7 h. du soir on a vu deux vaisseaux qui doublent la pointe de Levis. Nous les avons d’abord jugés françois et ensuite anglois, les voiant répondre aux signaux de la ville. Ils ont mouillé près des murs de la basse ville. A 11 h. les sauvages ont mené chez notre général deux prisonniers qui assurent que les vaisseaux sont de guerre. M. de Levis a commencé ses dispositions pour la levée du siège et la retraite.
MALARTIC, Journal des campagnes au Canada de 1755 à 1760, p. 325

16-05-1760  Vaudreuil à Lévis
Il est vrai, Monsieur, que dans ces circonstances, vous ne pouvez mieux faire que de temporiser, de chercher à gagner du temps et à vous tenir en mesure pour recevoir les secours qui pourront nous arriver. Il faut espérer qu’enfin il nous en parviendra […] Nous ne devons lever le siège qu’à la dernière extrémité, c’est-à-dire lorsque nous aurons la certitude de l’arrivée de puissants secours ennemis et qu’il ne nous restera plus aucune espérance pour en avoir.
CASGRAIN, Lettres du Marquis de Vaudreuil au Chevalier de Lévis, p. 189-190

17-05-1760  Bigot à Lévis
Je vois que vous prenez le parti de tirer en longueur le siège. Je crains fort que vous soyez obligé de le lever sans avoir reçu les secours que le munitionnaire attend ; ils tardent tant, qu’il est à croire que le ministre ne les aura pas laissés partir, par des raisons d’état et de paix. Comme je n’attends que ces secours, n’y ayant pas d’apparence que la cour envoie ici d’escadre, je doute qu’ils puissent vous suffire pour achever votre besogne. Ces deux navires (car il ne doit pas en venir un plus grand nombre), n’auront que du canon de 12 à vous donner et quinze à vingt milliers de poudre au plus ; ce sera une petite ressource, parce que vous aurez consommé pour lors la plus grande partie de vos munitions. Peut- être que quelque autre secours inopiné vous arrivera et vous tirera d’affaire en vous faisant réussir.
CASGRAIN, Lettres de l’intendant Bigot au Chevalier de Lévis, p. 99-100

18-05-1760 Lévis
On eut nouvelle à environ dix heures du matin que huit ou dix vaisseaux étoient arrivés à Québec ; ce qui détermina M. le chevalier de Lévis à faire partir l’armée le lendemain pour se porter derrière la rivière de Jacques Cartier, après avoir laissé un corps d’environ quatre cents hommes à la Pointe-aux-Trembles.
CASGRAIN, Journal des campagnes du Chevalier de Lévis en Canada de 1756 à 1760, p. 283

18-05-1760  Malcolm Fraser
We found ourselves entirely freed of very disagreeable neighbours, having left behind all their artillery, with a great part of their ammunition, Camp equipage and baggage. What made them retreat with such precipitation we could not guess, but it seems they were seized with a panic. It appears they allowed the savages to scalp all the killed and most part of the wounded, as we found a great many scalps on the bushes.
FRASER, Extract from a manuscript journal, relating to the siege of Quebec in 1759, p. 37

19-05-1760  Vaudreuil à Lévis
Vous n’avez certainement pu mieux faire dans la circonstance où vous vous êtes vu par l’arrivée du vaisseau et des deux frégates ennemis […]Vous n’avez certainement pu mieux faire dans la circonstance où vous vous êtes vu par l’arrivée du vaisseau et des deux frégates ennemis […] Du reste, les Anglois n’ont pas jusqu’à présent plus de nouvelles que nous d’Europe, et je persévère à croire que nous aurons dans peu la nouvelle de la paix ou de puissants secours ; car il n’est pas vraisemblable que le Roi ait abandonné la colonie.
CASGRAIN, Lettres du Marquis de Vaudreuil au Chevalier de Lévis, p. 195-197

23-05-1760  Malartic à Lévis
Notre marine est anéantie, ce qui me feroit parier pour la paix. Quelque chose qu’il arrive, je ne crois pas M. Murray en état de faire d’entreprises ; il n’a pas plus de quinze à seize cents hommes en état de servir ; encore plusieurs ont-ils le scorbut. Il me disoit hier, me témoignant de la confiance, qu’il lui tardoit que tout cela finît ; qu’il n’aimoit pas ce pays-ci ; que presque tout son monde étoit malade et n’etoit pas reconnoissable.
CASGRAIN, Lettres de divers particuliers au Chevalier de Lévis, p. 218

08-09-1760  Vaudreuil à Lévis
Attendu que l’intérêt de la colonie ne nous permet pas de refuser les conditions proposées par le général anglois, lesquelles sont avantageuses au pays dont le sort m’est confié, j’ordonne à M. le chevalier de Lévis de se conformer à la présente capitulation, et faire mettre bas les armes aux troupes.
CASGRAIN, Journal des campagnes du Chevalier de Lévis en Canada de 1756 à 1760, p. 307-308

09-09-1760 Lévis
Ils envoyèrent un détachement sur la Place d’armes avec de l’artillerie, où nos bataillons se rendirent pour y mettre bas les armes, l’un après l’autre, et retourner ensuite au camp qu’ils occupoient sur le rampart. M. le chevalier de Lévis fut ensuite en faire la revue. Les ennemis s’emparèrent des postes et de toute la garde de la ville.
CASGRAIN, Journal des campagnes du Chevalier de Lévis en Canada de 1756 à 1760, p. 308

 

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